La réalité de la peur Ne marche jamais sur le chemin tracé Diminuer les ruminations et les inquiétudes

6 manières de vaincre les inquiétudes et les ruminations

Ces petites ruminations qui nous font si mal ! Penser ou ruminer ? Telle est la question !
Savez-vous différencier une rumination d’une simple réflexion ?

Selon Christophe André, « ruminer, c’est se focaliser, de manière répétée, circulaire, stérile, sur les causes, les significations et les conséquences de nos problèmes, de notre situation, de notre état ». La rumination est ainsi une pensée qui tourne en boucle et qui donne l’espoir au ruminant (un peu d’humour!) de trouver une solution à ses questions. Parce que des questions, et bien il, y en a, et pas qu’une !

On revisite tout ce qui s’est passé, pourquoi nous n’avons pas dit telle phrase, à tel moment ! Pourquoi un tel n’a pas fait telle chose ? Et pour demain… Alors demain… Comment allons-nous affronter la collègue de travail. Parce qu’elle va certainement agir de telle ou telle manière, et blabla… blabla etc… Le petit vélo intérieur ne connaîtra jamais le chômage lui !

Il faut bien comprendre que ces ruminations ou inquiétudes (dans sa version soft) ont une fonction protectrice. Elles donnent l’illusion de trouver une solution. Sauf que vous le constaterez très certainement, l’on pense formuler intérieurement : « Mais comment demain vais-je faire ? » Ou à « Pourquoi n’ai-je pas su lui répondre ? », sauf qu’en fait ça donne ça : « Je sais que demain, c’est foutu, je n’y arriverai jamais » et « qu’est-ce que je suis nulle ! Je n’ai même pas su lu répondre, et qu’est-ce qui va penser ? » (à cette dernière question, c’est la même chose, on a déjà formulé intérieurement la phrase à l’affirmative).

les ruminations psycho digne les bains 04Outre le fait d’apprendre à repérer les pensées automatiques, j’ai trouvé il y a quelques temps dans un article du magasine « Cerveau et Psycho », un encart fort intéressant, pouvant être une aide pour gérer les ruminations :

  1. Identifier les inquiétudes productives et celles qui ne le sont pas  : est-ce que ces inquiétudes vont vous aider à trouver des solutions pratiques au problème qui se pose ?
  2. Prenez rendez-vous avec vos soucis : consignez par écrit vos soucis et préoccupations tout au long de la journée et dites-vous que vous consacrez une demi-heure en fin de journée pour y réfléchir. A la fin de la journée, il est possible que vous ne considériez plus que ce sont des sujets de préoccupation.
  3. Apprendre à accepter l’incertitude  : les grands inquiets ont des difficultés à accepter qu’ils ne pourront jamais exercer un contrôle total sur leur vie. Le fait de répéter calmement un souci pendant 20 min (« je ne pourrai jamais m’endormir ») réduit sa force délétère. La plupart des gens ne tiennent pas 20 min avant de se lasser de leur propre inquiétude.
  4. Être pleinement conscient : la pleine conscience, prescrit de se concentrer sur le moment présent et de vivre toutes ses émotions, même lorsqu’elles sont négatives. Essayez de vivre dans l’instant en cherchant à respirer profondément. Laissez votre corps se détendre.
  5. Recadrez vos inquiétudes : que se passerait-il si l’inquiétude devenait réalité ? Pourriez-vous survivre à la perte d’un emploi ou à une rupture ? Recadrez la façon dont vous évaluez les déceptions peut soulager la brûlure de l’échec. Créez une impulsion positive en vous demandant ce que vous avez tiré de vos expériences malheureuses. Dressez une liste des choses positives de votre vie dont vous vous sentez reconnaissant vis-à-vis d’autrui.
  6. Mettez vos inquiétudes en perspective : repensez à vos inquiétudes passées. Avez-vous des difficultés à vous les rappeler ? Cela signifie vraisemblablement qu’elles ne sont jamais réalisées ou que vous avez été capable d’y faire face et de les oublier.                                                                                     Tiré du Cerveau et Psycho Février 2010 «  Soyez positif ! »

 

@ Psy.Sophrologie.com

________________________________________________________________________________

Partager
Laurent Gounelle - Avoir le

Avons-nous vraiment le choix de nos vies? L. Gounelle

 « L’homme qui voulait être heureux » Extrait du livre de Laurent Gounelle

« – Très bien, je suis d’accord avec tout ça dans l’absolu, mais en pratique ce n’est pas toujours possible de faire ce que l’on souhaite faire.
– On a toujours le choix.
– Non, si je ne faisais que ce qui est en accord avec moi-même, je risquerais de perdre mon boulot…
– Vous avez donc le choix de garder ou de perdre cet emploi.

Continue reading

Partager
Emotions faciales psychotherapeute sophrologue hypnotherapeute Digne les Bains 04

Reconnaissance des émotions faciales – Le logiciel FacesTales

Du latin  motio « action de mouvoir, mouvement », l’émotion  est une réponse psychophysiologique complexe consécutive à une stimulation extérieure (environnementale), ou interne (nos pensées).

Charles Darwin (1879) a été le premier à proposer que les émotions et leur reconnaissance soient vitales à l’espèce humaine.

La fonction des émotions:

Elles ont pour fonction notre adaptation sociale. Sans émotions, nous n’aurions que très peu d’indicateurs de notre état interne. Et savoir décoder les émotions faciales sur le visage de notre interlocuteur nous permet d’adapter le contenu de notre discours.

Elles seraient de deux types :

  • Les émotions primaires qui existeraient dans toutes les cultures humaines et chez la plupart des vertébrés supérieurs. Elles auraient un support biologiques ( la joie, la peur, la colère, la tristesse, la surprise, le dégoût).
  • les émotions secondaires, qui ne sont pas universelles et résulteraient de la combinaison des précédentes avec d’autres facteurs. Elles seraient d’ordre culturel ( l’euphorie, l’anxiété, la jalousie, etc.

Roue des émotions

Quelles sont les principaux indicateurs du vécu subjectif d’une émotion?

  • Des changements posturaux : avec la tristesse, l’individu aura tendance à adopter une position courbée et repliée sur soi, avec la joie ou la fierté, le dos se redresse, la poitrine est plus mise en avant. On observe aussi une modification dans le mouvement du corps et sa dynamique.
  • La prosodie : l’émotion affecte la modulation du ton de la voix ( Hess et Scherer, 1988) Notons au passage quelques expressions populaires comme « il a la voix qui chante » ou « il a la gorge serrée ». Certains troubles psychiatriques affectent la reconnaissance de la prosodie émotionnelle, pouvant impacter l’adaptation sociale.
  • Des réactions physiologiques : les émotions affectent le système endocrinien et respiratoire, et cardio-vasculaire avec une multitudes de signes somatiques : accélération du rythme cardiaque, « souffle coupé », rougissements, céphalées, sudation, vertiges, douleurs abdominales etc…«  Bouillir de colère » nous suggère une élévation de la température corporelle et de la pression artérielle.
  • Des réactions cognitives : l’émotion induit des changements attentionnels immédiats. Lors du vécu d’émotions à valence négative, l’attention est focalisée sur le danger réel ou imaginé. Les personnes anxieuses présentes ainsi ce que l’on appelle des distorsions, ou biais cognitifs. Elles focalisent leur attention sur des éléments de l’environnement et leur attribut une interprétation erronée, ou surfaite. On note aussi des troubles de la mémoire, mais aussi une mémorisation des événements « négatifs » plus saillante. C’est entre autres, la raison pour laquelle nous mémorisons plus facilement les événements négatifs. Les circuits de la peur et celui des émotions sont interconnectés au niveau neuronal.
  • Des émotions faciales : dès que l’enfant vient au monde il apprend à lire sur le visage de sa mère son ressenti et va interagir avec elle. Par le jeu de l’imitation, il va lui-même reproduire des expressions faciales associées au vécu d’une émotion donnée. C’est vers un an qu’il va être capable de décoder une émotion puis de lui donner une interprétation. Néanmoins, La signification des expressions faciales reste donc rudimentaire avant l’âge de 2 ans (Nelson, 1987) et l’enfant ne semble capable d’interpréter et de catégoriser les expressions faciales en fonction des émotions qu’à partir de l’âge de 2-3 ans,au moment de l’acquisition du langage (Ridgeway, Waters & Kuczaj, 1985)

Le FacesTales, un programme en ligne :

site FacesIl existe pour le personnel soignant, mais aussi pour les personnes désireuses d’affiner leur reconnaissance des émotions faciales, un logiciel en ligne qui permet de développer ses compétences à reconnaître les émotions (présenté dans le livre « Émotion et Psychothérapie » de P. Philippot (2011)).

Ce site permet de se connecter à un programme gratuit d’apprentissage progressif de la reconnaissance des émotions faciales, le FacesTales. Les expressions sont présentées avec des intensités de plus en plus faibles et durant des temps de plus en plus courts.

Le site : http://www.ipsp.ucl.ac.be/recherche/projets/FaceTales/fr/Accueil.htm

Ressources : (cliquer sur le titre du PDF pour télécharger le document)

Bibliographie :

  • Philippot P., Émotion et Psychothérapie, Ed. Mardaga, 2011
Partager
Corps humain virtuel - Cabinet de sophrologie Hypnose Digne les Bains Alpes de Haute Provence

Le corps humain virtuel : logiciel interactif

Corps humain virtuel Sophrologie Hypnose Digne les Bains 04Pour se représenter son schéma corporel, en avoir une représentation,  il est important de pouvoir localiser les différents, tissus, organes et systèmes. Pour cela, j’encourage souvent les personnes à se documenter afin d’améliorer la connaissance de leur fonctionnement.

J’ai récemment trouvé ce petit logiciel en ligne très explicite et interactif à cette adresse : Le Corps Humain Virtuel – Site interactif

Partager